Comment choisir le sport idéal pour son enfant ?

Il y a un moment où, pour les parents, la préoccupation concernant l’activité extrascolaire ou le sport idéal pour leurs enfants prend de la force. Comme chaque enfant a sa propre particularité, il est courant d’avoir des doutes sur la meilleure option et sur celle qui conviendra le mieux au petit.

Pour résoudre la question, il faut tenir compte de la personnalité, des goûts, des capacités corporelles, des possibilités et des besoins de l’enfant, explique une psychologue. Et n’oubliez pas de consulter l’avis du petit et de lui demander de vous suggérer quelque chose.

Si vous ne parvenez pas à identifier l’activité qui convient le mieux à votre enfant, essayez-en plusieurs et aidez votre enfant à en choisir une. Mais pas tous en même temps. Mais pas tous en même temps, un seul à la fois, explique une psychothérapeute.

Conseils pour les parents

Après le choix, les parents doivent rester vigilants et observer les reflets que la pratique a sur leurs enfants et si elle les aide ou les blesse par rapport à leur estime de soi, leurs performances scolaires et leur routine. Il est important de tenir compte de la tranche d’âge et de valoriser le plaisir que votre enfant a à les faire. Il est important que le petit ne se sente pas obligé de faire ce que les parents ont choisi.

Les jeux préférés de l’enfant peuvent indiquer quelle activité ou quel sport lui convient le mieux. ” Concentrez-vous sur les comportements que l’enfant montre le plus. Par exemple, si elle aime courir, sauter ou jouer au ballon, le choix peut être orienté vers un sport”, explique la psychothérapeute.

Selon l’expert, il est également indiqué de garder un œil sur ce qui doit y être développé. “Pour un enfant timide, par exemple, les parents peuvent choisir une activité qui aide à réduire cette caractéristique et contribue à son intégration sociale : activités de groupe, cours, sports ou quelque chose qui travaille l’expression”.

Mais ce n’est pas seulement au moment du choix que les parents doivent être vigilants. Il faut le surveiller de près à tout moment et être attentif aux excès qu’il peut commettre, car il ne s’identifie pas à la pratique. Cela peut entraîner des changements néfastes tels qu’une baisse des résultats scolaires, voire des changements soudains de comportement. Avec ces soins, votre enfant a tout pour grandir, se développer au mieux et devenir un champion.

Ce qui convient à qui

Découvrez les comportements et les caractéristiques des enfants qui peuvent vous aider à choisir la meilleure activité physique ou extrascolaire pour votre enfant.

Enfant hyperactif : les échecs favorisent la concentration. La danse, la natation, les arts martiaux et le football brassent l’énergie du corps et enseignent la discipline, le moment de commencer, de s’arrêter et d’attendre son tour.

Enfant timide : les activités de groupe favorisent le contact social et l’interaction. Il faut remarquer si le petit participe ou reste à l’écart, justement parce qu’il est timide. Sports d’équipe : football, basket-ball, volley-ball ou handball.

Enfants agressifs : le judo et la capoeira sont recommandés, car ils permettent de canaliser l’agressivité et d’apprendre à utiliser la force uniquement sur les tatamis. En outre, il développera la discipline et les notions de limites.

Enfants distraits : pour ceux qui ont des difficultés à se concentrer, on peut recommander la natation, le tennis, la danse et la gymnastique olympique, des activités qui permettent de se concentrer sur les mouvements. L’important est de les soutenir, en leur apprenant que nous pouvons faire des erreurs, perdre ou gagner. Montrez-leur toujours qu’ils ont du potentiel.

Tenez compte des particularités physiques

Bien que de nombreuses équipes aient besoin d’une variété de joueurs différents; tenez compte de la stature de votre enfant et de l’activité qui peut lui convenir le mieux. Les enfants d’un bon gabarit peuvent faire de meilleurs joueurs de football ou de rugby; tandis que ceux qui sont plus courts et plus élancés sont de bons athlètes.

Mais ne laissez pas les caractéristiques physiques de votre enfant le limiter dans ses passions; les seules limites sont celles qui sont fixées dans son esprit.

Les bénéfices du sport entre 4 et 8 ans

Courir, sauter, s’amuser et se dépenser, l’activité physique présente de réels bénéfices pour l’enfant.

Entre 4 et 8 ans, cela permet aussi bien aux plus turbulents de se canaliser qu’aux plus réservés de vaincre leur timidité. La pratique d’une discipline sportive s’inscrit également dans la continuité de l’apprentissage de l’autonomie commencé à la maternelle. L’enfant apprend à se gérer seul et travaille par la même occasion son rapport aux autres. Il comprend que certaines règles sont faites pour être respectées et développe son gout pour l’effort à travers le sport.

D’un point de vue santé, pratiquer une activité sportive permet de renforcer le squelette de l’enfant et lutte efficacement contre les problèmes d’obésité et de sédentarité. Petite revue de sports individuels ou collectifs.

Les sports individuels chez un enfant de 4 et 8 ans

La natation chez un enfant de 4 et 8 ans

Cette activité est très complète car elle développe de façon progressive l’ensemble de la musculature sans risque de blessure. L’enfant ne ressent ni résistance ni onde de choc lors de l’application de ses mouvements et cela grâce à l’effet d’apesanteur. Accessible sous la forme d’initiation dès l’âge de 4 ans, la natation débouche généralement vers d’autres sports comme le water-polo ou la natation synchronisée.

Le judo chez un enfant de 4 et 8 ans

À commencer vers l’âge de 6 ans, le judo est un art martial qui développe la force, la rigueur et la souplesse. Basé sur une gestuelle technique, il permet d’acquérir une meilleure coordination. Très sociabilisante, cette activité est parfaite pour les enfants turbulents. Ils apprendront ainsi à s’écouter et à écouter autrui.

Le tennis chez un enfant de 4 et 8 ans

Praticable dès 5 ans, le tennis demande beaucoup de concentration et une grande maîtrise de soi. La coordination et l’habileté sont également sollicitées. L’enfant doit apprendre à gérer dans un même temps ses bras et ses jambes mais aussi son corps et son esprit. Idéal pour les enfants qui ont besoin de se dépenser.

Le poney chez un enfant de 4 et 8 ans

Plus petit et moins impressionnant qu’un cheval, le poney est tout à fait adapté à un enfant de 6 à 7 ans. A travers cette activité, l’enfant développe sa confiance et apprend à diriger son animal en travaillant son autorité. Au niveau physique, cette pratique sollicite de nombreux muscles et permet d’acquérir une bonne posture. Le rapport à l’animal est également un bon moyen pour l’enfant d’apprendre à s’occuper d’autrui.

Les sports collectifs chez un enfant de 4 et 8 ans

Le football chez un enfant de 4 et 8 ans

Activité préféré des garçons, le football n’exclue pas pour autant les petites filles. Par le biais de ce sport, l’enfant apprend à jouer en groupe et à respecter un adversaire tout en faisant évoluer sa dextérité grâce au ballon. Le football est très apprécié par les enfants pour l’esprit d’équipe qui y règne.

Le basket-ball chez un enfant de 4 et 8 ans

Ludique, ce sport est parfait pour stimuler la vivacité. A travers l’apprentissage d’une technique de jeu, l’enfant doit faire appel à sa rapidité et à ses qualités décisionnelles. Il va devoir comprendre qu’il peut compter sur les autres en sollicitant son esprit d’équipe. A commencer dès 5 ans en initiation et dès 7 ans en club.

Le rugby chez un enfant de 4 et 8 ans

Comme l’ensemble des sports collectifs, le rugby pousse l’enfant à aller au contact de son équipier ou de son adversaire. Cela l’encourage à se dépasser et à trouver sa place au sein d’un groupe. C’est un bon moyen de sociabilisation et d’émancipation pour les plus timides.

L’importance du plaisir dans le choix d’un sport pour l’enfant

La pratique d’un sport est à la base des bonnes habitudes de vie que l’on doit donner à son enfant. Une activité sportive développe l’autonomie de l’enfant, mais aussi son identité personnelle et son intégration sociale, en plus de nombreux bienfaits sur sa santé.

Il faut savoir que l’enfant ne pratique généralement pas un sport « pour sa santé », car il s’agit là d’une préoccupation encore trop abstraite pour lui1. Il est plutôt concentré sur les effets directement associés à l’activité physique, comme le plaisir et l’augmentation de l’estime de soi, c’est donc la dimension ludique qui nourrit principalement l’intérêt d’un enfant pour le sport. Dans l’idéal, il faudrait même que le choix du sport vienne de l’enfant et non des parents, en sachant que c’est à partir de 6 ans que l’enfant devient très actif physiquement et aime participer à des jeux encadrés par des règles.

Cependant le plaisir du sport n’exclut pas les performances puisqu’il peut justement être étroitement lié à la mise à l’épreuve des capacités personnelles de l’enfant. Il se trouve qu’ils éprouvent généralement plus de plaisir lorsque la pratique du sport est couplée à un but d’amélioration personnelle, et associent le succès sportif davantage à une coopération qu’à une démonstration de leur supériorité sur autrui.

Quels sont les risques pour un enfant à pratiquer un sport sans plaisir ?

Si le parent peut encourager son enfant à choisir un sport, il vaut mieux tenir compte de ses goûts personnels, au risque de le voir se démotiver rapidement, ou agir sous la contrainte. Il peut arriver effectivement que les parents aient de grandes attentes concernant les performances de leur enfant dans le milieu sportif, au point de lui infliger une pression contre-productive. Quand bien même l’enfant présente initialement un intérêt pour le sport en question, cette pression pourrait finir par n’entraîner qu’une frustration chez lui, une volonté de se dépasser non pour lui-même mais pour son entourage, et qui se solderait par du dégoût.

En outre, les efforts excessifs, le surmenage sportif, au-delà de 8 à 10 heures de sport par semaine, peuvent causer des problèmes de croissance à l’enfant et des douleurs physiques. Les douleurs liées au surentraînement sont souvent le signe que les capacités d’adaptation de l’organisme sont dépassées et doivent constituer un signal d’alarme. Il est alors recommandé de ralentir l’effort, ou d’arrêter les gestes douloureux, même en dehors du cadre sportif. Le surentraînement peut également se manifester par une fatigue importante non soulagée par le repos, par des troubles du comportement (une humeur changeante, troubles de l’alimentation), une perte de motivation, ou encore la baisse du rendement scolaire.

Finalement, il est tout à fait possible que l’enfant ne trouve pas du premier coup le sport qui lui convienne. Il faut lui laisser le temps de les découvrir, et ne pas le spécialiser trop tôt, car cela mènerait trop rapidement à des entraînements intensifs qui ne sont pas forcément adaptés à son âge. Il peut donc être amené à changer plusieurs fois de sport, tant que cela ne cache pas un manque de motivation et de persévérance.

Encadrement

Votre enfant peut exceller dans un sport particulier; mais sans un coaching adéquat, l’excitation du jeu peut lentement s’estomper. La passion pour un sport peut s’éteindre à cause d’un entraîneur mal préparé ou peu motivant.

Le sport pourrait être parfaitement adapté à la personnalité de votre enfant; mais si l’instructeur n’a pas d’expérience, n’est pas doué pour travailler avec les enfants et n’enseigne pas des cours de qualité, cela peut grandement affecter si votre enfant vit une expérience positive.